jump over navigation bar
Embassy SealDepartement detat des etats-unis
Ambassade Des Etats-Unis - Yaounde , Cameroun - Accueil flag graphic
L'Ambassade
 
  L'ambassadeur Discours Fonds spéciaux Anciens ambassadeurs Chef de Mission Adjoint L'ambassade Actualités de l'ambassade ART in Embassies Archives

Discours Ambassadeur Garvey

Allocution de Son Excellence Janet Garvey
Ambassadeur des Etats-Unis

Atelier de Sensibilisation des Députés pour l’Adoption d’une loi contre l’Excision organisé par le CYJULERC

Le 19 novembre 2007

Mesdames et Messieurs les Ministres,
Honorables Députés,
Chers Collègues de la Communauté Diplomatique,
Distingués Invités,
Mesdames et Messieurs,

Merci de votre participation à cet atelier de sensibilisation contre les mutilations génitales féminines organisé par la Cameroon Young Jurist Legal Resource Centre (en abrégé CYJULERC). 

Nous sommes heureux d’avoir pu soutenir financièrement cet atelier à travers une subvention octroyée à CYJULERC par le Fonds de Démocratie et des Droits Humains de l’Ambassade.  Grâce au même financement, cette organisation mène également des activités pour promouvoir les droits de la femme en  œuvrant à  l’éradication des mutilations génitales féminines au sein de la communauté Arabe Choa dans la Province de l’Extrême Nord.

Selon une estimation de l'Organisation Mondiale de la Santé, près de 150 millions de femmes et de jeunes filles à travers le monde entier ont été victimes d’une mutilation génitale féminine, et on estime le taux d’incidence des nouveaux cas chez les jeunes filles à 2 millions par an.  Les MGF seraient répandues dans 28 pays africains, y compris le Cameroun.  Tandis qu'elles sont enracinées dans des pratiques traditionnelles, les MGF causent des dommages physiques et psychologiques considérables à des millions de femmes et de filles innocentes.  C'est une violation fondamentale des droits humains de la femme.  En 1999, la Commission Sociale, Humanitaire et Culturelle des Nations Unies avait adopté une résolution invitant les états à mettre en application une législation nationale et des politiques qui interdisent des pratiques traditionnelles ou coutumières affectant la santé des femmes et des filles, y compris les MGF.  En outre, la déclaration des Nations Unies et la plateforme d’action de Beijing résultant de la Quatrième Conférence Mondiale des Femmes  de 1995 condamnent sans ambages les MGF comme étant une forme de violence contre les femmes et réaffirme la responsabilité des états d'agir pour limiter une telle violence.  Cette violence contre les femmes est également proscrite par beaucoup de gouvernements.

Quinze pays africains ont adopté des lois criminalisant les MGF.  Parmi ceux-ci figurent : le Tchad, la République Centrafricaine, la Côte d’Ivoire, le Ghana et l'Egypte.  J'espère sincèrement que le Cameroun adhèrera à cette liste bientôt.  Je sais que bon nombre d'entre vous êtes engagés à promouvoir les droits humains et à combattre les MGF.  Je vous exhorte à adopter une loi interdisant la pratique des mutilations génitales féminines au Cameroun. 

Je vous encourage également tous à soutenir les victimes des MGF en d'autres manières – en vivant avec elles, en défendant leurs droits et en exprimant vos opinions pour les soutenir.  Je souhaite que le présent atelier soit un catalyseur de plus pour que vous fassiez la différence dans la vie de nombreuses femmes camerounaises en souffrance.

Je suis encouragée par la présence à cette cérémonie de nombreux défenseurs des droits humains et de parlementaires.  Je voudrais saisir cette occasion pour louer solennellement le travail accompli dans la Province du Sud-Ouest par l’Honorable Rose Abunaw, Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale, pour éveiller les consciences sur le danger que constituent les MGF.

Je dis merci à vous tous qui êtes venus et particulièrement à CYJULERC pour l’organisation de cette cérémonie et pour le travail que vous effectuez.  Je vous souhaite du succès dans vos travaux. 

Retour ^

Outils:

Printer_icon.gif Pour imprimer ce texte



 

    Le présent site est géré par le département d'État des États-Unis.
    Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer.


Ambassade des etats-unis